Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 23:14

"Je suis un pacemaker en panne."

-Frédéric Beigbeder

 

Mouais….

C’est tout ce qui me vient à l’esprit quand j’essaye de prendre un minimum de recul et de réflexion par rapport à moi-même. Plus ça va, plus mon existence me semble vaine. Je sais pas, c’est comme s’il manquait un truc. La mèche qui permet d’allumer le pétard. Le détenteur qui permet de faire partir le coup de feu. Enfin nan, c’est naze comme allégorie, ça suppose que tout se résume à une seule action, à un seul évènement, alors qu’il s’agirait plutôt de donner du punch à mon existence dans son ensemble. Il n’y a rien de plus difficile que de trouver une raison valable au fait de se lever le matin. C’est fou comme tout peut paraitre vide quand on prend le temps d’y réfléchir… Fou aussi à quel point il peut être dur de n’aimer rien de plus au monde que de faire du commerce de pensées et d’avoir aussi peu d’occasions de le faire. Meÿline s’est barrée, Sophie est à un peu plus d’un demi milliers de kilomètres, les autres n’en ont au mieux rien à péter  et sont au pire une belle tripotée de plantes vertes. C’est dingue comme notre perception du monde peut varier d’une heure (voir d’une minute dans un cas extrême) à l’autre. Ha, Narcisse… Je crois que nous sommes tous à quelques exceptions près horriblement dépendants des autres. N’avoir personne à qui parler de ses problèmes métaphysiques à 11h du soir est un drame humain absolument navrant. Tout est tellement plus simple en compagnie de sa chacune…L’horizon parait moins terne, l’aurore plus rose, le crépuscule plus nébuleux. Il est incroyablement rassurant, lorsque l’on n’a pas la moindre idée de là où l’on va, d’avoir la certitude que l’on s’y rend en bonne compagnie. Regrets, regrets, regrets….Un sentiment de perte et de nostalgie qui semble immortel. Et puis toujours autant de peurs….enfin non, toujours plus. Pas drôle. Dur, dur d’être un bébé. Il y a aussi le problème que constituent toutes ces choses qu’on ne peut vraiment faire  qu’à deux : un pique-nique près de l’eau, une ballade sur les quais de Seine, un voyage à Venise, une bataille de coussins sur le canap’, prendre un pop corn X size, décliner une soirée, manger des suhis, faire du tandem (haha), s’engueuler, mater des programmes à la con, puis plein d’autres trucs que tu peux pas faire tout seul. Enfin tu peux, mais c’est badant. Jveux dire, t’es toujours en train de penser « je fais ça en solo parce que j’ai pas trop le choix ». Youpi. Au petit jour on quittait l’Irlande, et devant nous s’éclairait la Lande…J’aurais voulu que ça se passe autrement. Surtout, je veux pas que ça finisse comme je crains de plus en plus que ça ne finisse. C’est même pas envisageable. Plutôt crever direct. Dingue que ça me paraisse à ce point inaccessible alors que c’est la chose la plus conne et la plus naturelle du monde…Peut-être que j’aime tant les Teen Movies parce que je n’ai jamais été un « teen ». Enfin non, pas peut-être, sûrement. Comment peut-on vivre en passant à côté de la moitié du vivant…Dans un cas pareil on ne peut pas parler « d’un seul revers », faudrait plutôt dire un putain d’énorme problème (ouais, c’est moins classe, je sais). Je sais même plus quoi faire. Si l’on devait trouver une situation pour caractériser  l’expression venue dederrières les falaises de Douvres, « lost in translation », la mienne conviendrait à la perfection. Paumé au point de ne même plus savoir par quel point commencer à penser. Sans avoir la moindre idée du premier problème qu’il faudrait commencer par s’acharner à résoudre. Au point de ne même plus être capable de penser. Au point de n’avoir rien de mieux à foutre que de coucher texto sa pensée sur un clavier AZERTY (tiens, pratique à écrire ça, sans blagues). Ha que c’est badant…Enfin, j’aime bien les monologues, le seul problème c’est que l’autre a tendance à ne pas beaucoup répondre. Est-ce qu’on peut vraiment appeler ça de l’ennui ? Je dirais plutôt de la vanité. Rien n’a vraiment de sens quand on ne vit que pour soi-même. Tout acte qui n’est pas relié à une tierce personne est comme dénué d’intérêt et de profondeur. Se faire la cuisine tout seul, c’est naze. Presque autant que chialer dans le train qui te ramène entre les montagnes. Elle aurait quand même été sacrément géniale….Ses lunettes en mode intello fashion, son côté garçon manqué, sa langue plus que bien pendue (une qualité récurrente chez toutes celles que j'aime bien, marrant.), ses seins aussi, évidemment..sa profondeur, surtout (sans arrière pensée, bande de ptits dégueulasses.). M'enfin, vaut mieux plus trop y penser. Ce serait cool d'être comme tout le monde. Surtout, ma promenade au bord de la Seine, en hiver, avec du Clapton en fond sonore, des flocons de neige, un Latte Caramael Machiato dans la main droite et un manteau façon Brad Pitt dans le film sur Jesse James sur les épaules, je l'aurais bien faite avec sa main à elle dans ma main gauche. Tant pis. Le hasard peut commencer par faire bien les choses et finir par tout foutre en l’air. C’est con. Presqu’autant qu’un membre du Tea Party en campagne ou qu’un Boulogne Boy en plein match. Si je m’endors maintenant, ça sera mieux demain matin ?

Par M. Swann
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés